{"id":7433,"date":"2020-07-15T18:00:13","date_gmt":"2020-07-15T16:00:13","guid":{"rendered":"https:\/\/pre.vitruve.fit\/blog\/indice-de-force-reactive-et-graphique-rsi\/"},"modified":"2026-02-27T11:01:33","modified_gmt":"2026-02-27T10:01:33","slug":"indice-de-force-reactive-et-graphique-rsi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pre.vitruve.fit\/fr\/blog\/indice-de-force-reactive-et-graphique-rsi\/","title":{"rendered":"Indice de force r\u00e9active et graphique \u2013 RSI"},"content":{"rendered":"<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Une_introduction_a_lindice_de_force_reactive\"><\/span><strong>Une introduction \u00e0 l&rsquo;indice de force r\u00e9active<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>L&rsquo;indice de force r\u00e9active (RSI) a \u00e9t\u00e9 initialement d\u00e9velopp\u00e9 dans le cadre du test d&rsquo;\u00e9valuation des qualit\u00e9s de force (SQAT) utilis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut australien du sport pour \u00e9valuer et classer diff\u00e9rents athl\u00e8tes (principalement des sprinteurs et des sauteurs) en fonction de leurs qualit\u00e9s de force <sup>1.<\/sup><br \/>\nLa batterie de tests susmentionn\u00e9e comprenait diff\u00e9rentes \u00e9valuations ax\u00e9es sur la force, notamment:<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Squat saut (SJ):<\/strong> Un saut maximal pour la hauteur avec une barre de 9 kg reposant sur les \u00e9paules \u00e0 partir d&rsquo;une position squatt\u00e9e statique avec un angle de genou de 90 \u00ab\u00a0. C&rsquo;est une mesure de base de l&rsquo;explosivit\u00e9 des jambes en conditions de contraction concentrique<sup>1.<\/sup><\/li>\n<li><strong>Saut de contremouvement (CMJ):<\/strong> il est effectu\u00e9 dans les m\u00eames conditions que le SJ, mais un contremouvement (contraction excentrique) est produit imm\u00e9diatement avant l&rsquo;extension des jambes.<\/li>\n<li><strong>R\u00e9sistance r\u00e9active (cycle de court allongement lent \/ charges d&rsquo;\u00e9tirement faibles):<\/strong> elle est calcul\u00e9e comme CMJ-SJ et consid\u00e9r\u00e9e comme une mesure de la capacit\u00e9 \u00e0 utiliser le muscle en pr\u00e9-\u00e9tirement lors du CMJ<sup>1<\/sup>.<\/li>\n<li><strong>R\u00e9sistance r\u00e9active (SSC rapide \/ charges d&rsquo;\u00e9tirement \u00e9lev\u00e9es):<\/strong> elle est mesur\u00e9e \u00e0 partir d&rsquo;un saut en profondeur ou d&rsquo;un saut en longueur (DJ), en utilisant une vari\u00e9t\u00e9 de hauteurs de chute (30, 45, 60 cm) pour imposer diverses charges d&rsquo;\u00e9tirement aux extenseurs de la jambe. Un tapis de contact \/ un syst\u00e8me informatique est utilis\u00e9 pour enregistrer la hauteur de saut et le temps de contact<sup>1<\/sup>.<\/li>\n<li><strong>Force maximale:<\/strong> elle est d\u00e9termin\u00e9e par un squat isom\u00e9trique \u00e0 partir d&rsquo;un angle de genou de 120 \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une plaque de force<sup>1<\/sup>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La raison d\u2019\u00eatre de cette \u00e9valuation \u00e9tait de g\u00e9n\u00e9rer un profil individuel sur la base de ces donn\u00e9es afin d\u2019aider l\u2019entra\u00eeneur \u00e0 rep\u00e9rer les points forts et les points faibles de chaque individu et \u00e0 individualiser les programmes d\u2019entra\u00eenement. Elle permettait \u00e9galement de suivre le processus d\u2019entra\u00eenement et de v\u00e9rifier si les objectifs fix\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 atteints ou non, et d\u2019ajuster le programme en cons\u00e9quence.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure1.png\" alt=\"\" width=\"533\" height=\"718\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Figure1: Exemple de r\u00e9sultats du SQAT tir\u00e9s de la publication originale<sup>1<\/sup><\/strong><\/em><\/p>\n<p>Mais quel est l&rsquo;indice de force r\u00e9active en r\u00e9alit\u00e9? En d&rsquo;autres termes, nous mesurons combien de cm de hauteur nous pouvons atteindre par milliseconde en touchant le sol.<\/p>\n<p>Mais qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;indice RSI montre en r\u00e9alit\u00e9 ? En fait, l&rsquo;indice est un <strong>rapport entre deux variables<\/strong> qui, en math\u00e9matiques, indique combien de fois un nombre contient un autre. Nous utilisons des ratios pour faire des comparaisons entre deux choses, dans ce cas, nous comparons <a href=\"https:\/\/vitruve.atomic4dev.net\/blog\/we-teach-you-the-best-workouts-routine-for-jumping-higher\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la hauteur de saut<\/a> (exprim\u00e9e en centim\u00e8tres) avec le temps de contact (exprim\u00e9 en secondes), qui est essentiellement le temps pendant lequel un athl\u00e8te touche le sol entre les sauts, car l&rsquo;indice RSI est g\u00e9n\u00e9ralement calcul\u00e9 \u00e0 partir de sauts en chute libre.<\/p>\n<p><span data-sheets-root=\"1\" data-sheets-value=\"{&quot;1&quot;:2,&quot;2&quot;:&quot;&lt;a href=&quot;\/ebooks\/vbt-guide\/&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width:876px; height:226px;&quot; alt=&quot;img-fase-2-fr&quot; src=&quot;\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/PHASE_2_FR-scaled-1.jpg&quot;&gt;&lt;\/a&gt;&quot;}\" data-sheets-userformat=\"{&quot;2&quot;:513,&quot;3&quot;:{&quot;1&quot;:0},&quot;12&quot;:0}\"><a href=\"\/ebooks\/vbt-guide\/\"><img decoding=\"async\" style=\"width:876px; height:226px;\" alt=\"img-fase-2-fr\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/PHASE_2_FR-scaled-1.jpg\"><\/a><\/span><\/p>\n<p>Cependant, avec les r\u00e9cents progr\u00e8s de la technologie des performances sportives, tels que les transducteurs de position lin\u00e9aires, les plateformes de force portables, etc., nous pouvons calculer l&rsquo;indice RSI pour des sauts non pliom\u00e9triques, tels que le CMJ, en utilisant le temps de d\u00e9collage au lieu du temps de contact qui inclut le temps n\u00e9cessaire pour effectuer les phases excentrique et concentrique du cycle de contraction-d\u00e9contraction<sup>2<\/sup>.<br \/>\nEn d&rsquo;autres termes, nous mesurons combien de cm de hauteur nous pouvons atteindre par milliseconde en touchant le sol.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure2.png\" alt=\"\" width=\"858\" height=\"278\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Tableau 1: RSI calcul\u00e9 \u00e0 partir de diff\u00e9rentes hauteurs de saut. Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 prises \u00e0 partir de Young, 1995<sup>1<\/sup><\/strong><\/em><\/p>\n<p>Je suis d&rsquo;Argentine, et pour une raison que je ne suis pas conscient, nous faisons les choses diff\u00e9remment (ce qui signifie habituellement d&rsquo;une mani\u00e8re mauvaise, en particulier en ce qui concerne les questions \u00e9conomiques). Au lieu de calculer l&rsquo;indice de force r\u00e9active \u00e0 partir de la diff\u00e9rence entre la hauteur et le temps de contact, nous utilisons le rapport entre le temps de vol et le temps de contact. Jusque-l\u00e0, tout va bien, mais nous avons nomm\u00e9 cela l&rsquo;indice Q. Pour \u00eatre honn\u00eate, je n&rsquo;ai jamais vu cette terminologie (indice Q) publi\u00e9e nulle part, mais le rapport est un moyen valable d&rsquo;obtenir le RSI. En fait, la hauteur de saut est g\u00e9n\u00e9ralement estim\u00e9e \u00e0 partir des donn\u00e9es de temps de vol, comme le montre l&rsquo;\u00e9quation suivante. En r\u00e9sum\u00e9, cela fait une petite diff\u00e9rence quel calcul est utilis\u00e9 car la hauteur de saut et le temps de vol sont fortement corr\u00e9l\u00e9s car tous deux sont une d\u00e9rivation math\u00e9matique directe<sup>3.<\/sup><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure3.png\" alt=\"\" width=\"388\" height=\"60\" \/><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure4.png\" alt=\"\" width=\"563\" height=\"347\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Figure 2: Formule pour calculer l&rsquo;indice de force r\u00e9active. L&rsquo;indice de force r\u00e9active peut \u00eatre augment\u00e9 en augmentant la hauteur de saut, en diminuant le temps de contact avec le sol ou les deux <sup>4<\/sup>.<\/strong><\/em><\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Lindice_de_force_reactive_et_le_cycle_contraction-decontraction_SSC\"><\/span><strong>L&rsquo;indice de force r\u00e9active et le cycle contraction-d\u00e9contraction (SSC)<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>La <strong>force r\u00e9active<\/strong> peut \u00eatre d\u00e9finie comme la capacit\u00e9 \u00e0 passer rapidement d&rsquo;un mouvement excentrique \u00e0 une contraction musculaire concentrique, ce qui est li\u00e9 au cycle contraction-d\u00e9contraction (SSC) <sup>1<\/sup>. Le SSC est commun\u00e9ment d\u00e9crit comme une action musculaire cyclique rapide dans laquelle le muscle subit une contraction excentrique, suivie d&rsquo;une p\u00e9riode de transition avant la contraction concentrique <sup>5<\/sup>.<\/p>\n<blockquote><p>La <strong>force r\u00e9active<\/strong> peut \u00eatre d\u00e9finie comme la capacit\u00e9 de passer rapidement d&rsquo;un mouvement excentrique \u00e0 une contraction musculaire concentrique<\/p><\/blockquote>\n<p>L&rsquo;action du SSC peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un ressort, pendant la phase excentrique, les muscles actifs (et les \u00e9l\u00e9ments non contractiles \u00e9galement) se d\u00e9tendent et absorbent l&rsquo;\u00e9nergie<sup>6-8<\/sup>. Une partie de cette \u00e9nergie est temporairement stock\u00e9e et r\u00e9utilis\u00e9e pendant la phase concentrique du SSC<sup>8<\/sup>. \u00c0 mesure que la force appliqu\u00e9e augmente (vitesse de compression) dans les tissus sp\u00e9cialis\u00e9s tels que les tendons, la fascia et le muscle lui-m\u00eame, la manifestation de force r\u00e9sultante, exprim\u00e9e pendant la phase concentrique, augmente \u00e9galement<sup>9,10<\/sup>. Cependant, pour que l&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lastique soit utilis\u00e9e de mani\u00e8re optimale, une transition rapide entre les phases excentrique et concentrique est n\u00e9cessaire. Par cons\u00e9quent, <strong>un saut qui incorpore un SSC rapide<\/strong> permettra souvent \u00e0 un athl\u00e8te de sauter plus haut ou plus loin qu&rsquo;un saut \u00e0 partir d&rsquo;une position statique<sup>9,10<\/sup>.<br \/>\nRepr\u00e9sentation des phases du SSC <sup>11<\/sup>.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure5.jpg\" alt=\"\" width=\"501\" height=\"312\" \/><br \/>\nLe SSC ne se produit pas seulement lors de mouvements de saut ou de rebond, mais \u00e9galement lors de tout mouvement humain impliquant un changement de direction (marche, course, lancer, torsion). Toutefois, des diff\u00e9rences massives existent quant \u00e0 la vitesse \u00e0 laquelle se produit le SSC dans les diff\u00e9rents mouvements, ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 comme \u00e9tant une variable cl\u00e9 affectant la contrainte m\u00e9canique dans une action donn\u00e9e <sup>5<\/sup>. Par cons\u00e9quent, le SSC a \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9 en deux cat\u00e9gories en fonction de la dur\u00e9e du SSC <sup>1<\/sup>. Toutefois, il faut faire attention de ne pas oversimplifier cela.<\/p>\n<ol>\n<li>Fast-SSC: &lt;250 millisecondes<\/li>\n<li>Slow-SSC: &gt;250 millisecondes<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le m\u00e9canisme neurophysiologique derri\u00e8re la contribution du cycle de contraction-d\u00e9tente (SSC) comprend : le stockage d&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lastique <sup>9<\/sup>, l&rsquo;\u00e9tat actif <sup>8,12<\/sup>, les caract\u00e9ristiques de longueur-tension des muscles et des tissus non contractiles <sup>13,14<\/sup>, les processus nerveux inconscients <sup>15-17<\/sup>, la tension pr\u00e9-activit\u00e9 <sup>18<\/sup>, et l&rsquo;efficacit\u00e9 de la coordination moteur <sup>8,12<\/sup>. Mais pour simplifier un peu, nous allons les diviser en deux cat\u00e9gories :<\/p>\n<ol>\n<li>Les changements dans les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9caniques de l&rsquo;unit\u00e9 muscle-tendon<\/li>\n<li>M\u00e9canismes neuromusculaires<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le SSC ne se produit pas seulement lors de mouvements de saut ou de rebond, mais \u00e9galement lors de tout mouvement humain impliquant un changement de direction (marche, course, lancer, torsion). Toutefois, des diff\u00e9rences massives existent quant \u00e0 la vitesse \u00e0 laquelle se produit le SSC dans les diff\u00e9rents mouvements, ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 comme \u00e9tant une variable cl\u00e9 affectant la contrainte m\u00e9canique dans une action donn\u00e9e <sup>5<\/sup>. Par cons\u00e9quent, le SSC a \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9 en deux cat\u00e9gories en fonction de la dur\u00e9e du SSC <sup>1<\/sup>. Toutefois, il faut faire attention de ne pas oversimplifier cela.<\/p>\n<ol>\n<li>Fast-SSC: &lt;250 millisecondes<\/li>\n<li>Slow-SSC: &gt;250 millisecondes<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le m\u00e9canisme neurophysiologique derri\u00e8re la contribution du cycle de contraction-d\u00e9tente (SSC) comprend : le stockage d&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lastique <sup>9<\/sup>, l&rsquo;\u00e9tat actif <sup>8,12<\/sup>, les caract\u00e9ristiques de longueur-tension des muscles et des tissus non contractiles <sup>13,14<\/sup>, les processus nerveux inconscients <sup>15-17<\/sup>, la tension pr\u00e9-activit\u00e9 <sup>18<\/sup>, et l&rsquo;efficacit\u00e9 de la coordination moteur <sup>8,12<\/sup>. Mais pour simplifier un peu, nous allons les diviser en deux cat\u00e9gories :<\/p>\n<ol>\n<li>Les changements dans les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9caniques de l&rsquo;unit\u00e9 muscle-tendon<\/li>\n<li>M\u00e9canismes neuromusculaires<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span data-sheets-root=\"1\" data-sheets-value=\"{&quot;1&quot;:2,&quot;2&quot;:&quot;&lt;a href=&quot;\/ebooks\/vbt-guide\/&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width:876px; height:226px;&quot; alt=&quot;img-fase-2-fr&quot; src=&quot;\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/PHASE_2_FR-scaled-1.jpg&quot;&gt;&lt;\/a&gt;&quot;}\" data-sheets-userformat=\"{&quot;2&quot;:513,&quot;3&quot;:{&quot;1&quot;:0},&quot;12&quot;:0}\"><a href=\"\/ebooks\/vbt-guide\/\"><img decoding=\"async\" style=\"width:876px; height:226px;\" alt=\"img-fase-2-fr\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/PHASE_2_FR-scaled-1.jpg\"><\/a><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_changements_dans_les_proprietes_mecaniques_de_lunite_muscle-tendon\"><\/span><strong>Les changements dans les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9caniques de l&rsquo;unit\u00e9 muscle-tendon<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Comme nous l&rsquo;avons mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, l&rsquo;unit\u00e9 muscle-tendon est responsable de l&rsquo;absorption, du stockage et de la r\u00e9alisation de l&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lastique dans un mouvement SSC. En effet, en raison de ses propri\u00e9t\u00e9s \u00e9lastiques, le tendon est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant le site le plus important pour cette t\u00e2che <sup>6,7<\/sup>. Cependant, le tissu musculaire joue \u00e9galement un r\u00f4le cl\u00e9, le cytosquelette du sarcomere est compos\u00e9 de filaments tels que le titine et le m\u00e9romyosine, des \u00e9l\u00e9ments qui pr\u00e9sentent des qualit\u00e9s \u00e9lastiques <sup>19-22.<\/sup> Fondamentalement, les muscles doivent se raidir (se contracter) avant de entrer en contact avec le sol, ce qui est commun\u00e9ment appel\u00e9 \u00abactivit\u00e9 musculaire pr\u00e9-active\u00bb, et rester raide pendant toute la phase excentrique et amortissement afin d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;effondrement de l&rsquo;articulation ou de dissiper l&rsquo;\u00e9nergie sous forme de chaleur et de transmettre ainsi efficacement les forces dans le tendon et les tissus non contractiles g\u00e9n\u00e9rant la d\u00e9formation des structures et par cons\u00e9quent le stockage de l&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lastique qui sera lib\u00e9r\u00e9e pendant la phase concentrique en plus de la force propulsive g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les muscles en contraction <sup>5,11,23,24<\/sup>.<br \/>\nPr\u00e9-activit\u00e9 musculaire. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme un composant du programme de coordination des mouvements dans le SNC dont le but est d&rsquo;optimiser l&rsquo;action musculaire au d\u00e9but de l&rsquo;amortissement des muscles agonistes contractants de mani\u00e8re anticipative. Il a lieu \u00e0 partir du moment o\u00f9 l&rsquo;activit\u00e9 myo\u00e9lectrique s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve au-dessus des niveaux basaux jusqu&rsquo;au moment du contact avec le sol<sup>25<\/sup>.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure6.jpg\" alt=\"\" width=\"1800\" height=\"882\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Figure 4: \u00ab\u00a0Un sch\u00e9ma illustrant le sens du flux d&rsquo;\u00e9nergie dans les syst\u00e8mes muscle-tendon qui d\u00e9termine la fonction m\u00e9canique. (A) L&rsquo;\u00e9nergie m\u00e9canique est conserv\u00e9e (c&rsquo;est-\u00e0-dire que le travail musculaire est r\u00e9duit) lorsque les structures \u00e9lastiques stockent et restaurent les changements cycliques de l&rsquo;\u00e9nergie m\u00e9canique du corps ou d&rsquo;un appendice. (B) Les tendons charg\u00e9s directement par le travail de contraction musculaire peuvent lib\u00e9rer cette \u00e9nergie rapidement vers le corps. Si l&rsquo;\u00e9nergie est lib\u00e9r\u00e9e plus rapidement qu&rsquo;elle n&rsquo;est stock\u00e9e, la puissance musculaire peut \u00eatre amplifi\u00e9e. (C) Une diminution rapide de l&rsquo;\u00e9nergie m\u00e9canique du corps ou d&rsquo;un appendice peut \u00eatre temporairement stock\u00e9e sous forme d&rsquo;\u00e9nergie de d\u00e9formation \u00e9lastique, suivie de la lib\u00e9ration de cette \u00e9nergie de d\u00e9formation pour effectuer un travail sur les muscles actifs. Ce m\u00e9canisme a le potentiel de r\u00e9duire l&rsquo;entr\u00e9e de puissance de pointe dans les muscles, fonctionnant ainsi comme un att\u00e9nuateur de puissance. Dans la figure, le rouge indique le flux d&rsquo;\u00e9nergie entre la contraction musculaire active, l&rsquo;\u00e9nergie de d\u00e9formation des tendons et les \u00e9nergies cin\u00e9tiques \/ potentielles du corps.\u00a0\u00bb <sup>26<\/sup><\/strong><\/em><\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Mecanismes_neuromusculaires\"><\/span><strong>M\u00e9canismes neuromusculaires<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Les r\u00e9cepteurs sensoriels dans les muscles et les tendons, connus sous le nom de \u00ab\u00a0propriocepteurs\u00a0\u00bb (fusiformes dans le muscle et l&rsquo;organe de Golgi dans le tendon), informent le SNC des changements de tension, de longueur et d&rsquo;angles articulaires et du taux \u00e0 laquelle cela se produit <sup>27,28.<\/sup><br \/>\nPendant la phase excentrique du SSC, le muscle est allong\u00e9, le signal de traction est reconnu par les fuseaux musculaires qui g\u00e9n\u00e8rent une r\u00e9ponse r\u00e9flexe augmentant \u00e0 la fois le recrutement de l&rsquo;unit\u00e9 motrice et le taux de codage pour pr\u00e9venir le sur-allongement et limiter la possibilit\u00e9 de blessure <sup>15,29.<\/sup> De plus, la r\u00e9ponse excitatrice du fuseau musculaire entra\u00eenerait une plus grande force concentrique produite sans elle.<br \/>\nDe plus, le GTO engage une r\u00e9ponse r\u00e9flexe inverse \u00e0 celle des muscle spindles. La principale fonction du GTO est d&rsquo;inhiber la sortie excitatrice des muscle spindles pendant les actions d&rsquo;allongement \u00e0 haute charge <sup>27,28.<\/sup> En raison de la r\u00e9ponse inhibitrice du GTO, il a \u00e9t\u00e9 hypoth\u00e9qu\u00e9 que sa surexcitation entra\u00eenerait une inhibition de la r\u00e9ponse excitatrice du muscle spindle, ce qui pourrait nuire au rendement lors des activit\u00e9s SSC ult\u00e9rieures <sup>5<\/sup>. Cependant, il a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 que l&rsquo;inhibition de l&rsquo;effet inhibiteur (d\u00e9sinhibition) du GTO peut augmenter l&rsquo;activit\u00e9 musculaire pr\u00e9alable et, par cons\u00e9quent, ne pas affecter n\u00e9gativement les performances des activit\u00e9s SSC, en fait, la d\u00e9sinhibition du GTO est l&rsquo;une des adaptations souhait\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par certains <a href=\"https:\/\/vitruve.atomic4dev.net\/blog\/velocity-based-training-the-ultimate-guide\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">m\u00e9thodes d&rsquo;entra\u00eenement<\/a> telles que l&rsquo;entra\u00eenement plyom\u00e9trique ou la m\u00e9thode de choc.<sup>30,31<\/sup>.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure7.png\" alt=\"\" width=\"549\" height=\"762\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Figure 5 : Muscle spindle. (A) Sch\u00e9ma de la structure du muscle spindle. (B) Influence de l&rsquo;\u00e9tirement musculaire et de la contraction des fibres musculaires intrafusales sur les terminaisons sensitives dans la partie centrale d&rsquo;un spindle. Les fl\u00e8ches vertes indiquent la direction de la conduction des potentiels \u00e9lectriques par les axones des gamma-motoneurones, et les fl\u00e8ches bleues indiquent les fibres sensorielles de type Ia et II. Fibres musculaires intrafusales : nbd, une fibre dynamique \u00e0 sac nucl\u00e9aire ; nbs, une fibre statique \u00e0 sac nucl\u00e9aire ; nc, fibres \u00e0 cha\u00eene nucl\u00e9aire. Axones des gamma-motoneurones (\u03b3) : \u03b3s, un motoneurone statique ; \u03b3d, un motoneurone dynamique. Fibres sensorielles : Ia, type Ia ; II, type II <sup>32<\/sup>.<\/strong><\/em><\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Test_de_lindice_de_RSI\"><\/span><strong>Test de l&rsquo;indice de RSI<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>La proc\u00e9dure de test d&rsquo;origine pour RSI comme moyen de mesurer la capacit\u00e9 SSC rapide a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e par Young <sup>1<\/sup> et incluait une proc\u00e9dure de saut \u00e0 pied incr\u00e9mental (DJ) qui consistait en un DJ \u00e0 partir d&rsquo;une vari\u00e9t\u00e9 de hauteurs de chute (30, 45, 60 cm) pour imposer diverses charges d&rsquo;\u00e9tirement aux extenseurs de la jambe. Un syst\u00e8me de tapis de contact \/ ordinateur \u00e9tait utilis\u00e9 pour enregistrer la hauteur de saut et le temps de contact <sup>1<\/sup>.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure8.png\" alt=\"\" width=\"589\" height=\"368\" \/><\/p>\n<p><em>Figure 6. Exemple de donn\u00e9es du test DJ incr\u00e9mental d&rsquo;un joueur de rugby.<\/em><\/p>\n<p>Cependant, en raison des progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans le domaine des sciences du sport et de la technologie am\u00e9lior\u00e9e disponible, d&rsquo;autres m\u00e9thodes de test RSI ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es <sup>2<\/sup>.<br \/>\nEbben et Petushek ont test\u00e9 49 sujets issus de la National Collegiate Athletic Association (NCAA) de division I, de clubs ou de sports de loisirs et ont particip\u00e9 \u00e0 des pliom\u00e9tries en tant que partie de leur programme d&rsquo;entra\u00eenement annuel. Ils ont utilis\u00e9 une batterie de diff\u00e9rents sauts sur une plate-forme de force pour tester l&rsquo;indice de force r\u00e9active, qui comprenait:<\/p>\n<ul>\n<li>Sauts en Squat<\/li>\n<li>Sauts Tuck<\/li>\n<li>CMJ<\/li>\n<li>CMJ charg\u00e9 (dumbbells avec 30% 1RM)<\/li>\n<li>Sauts \u00e0 une jambe<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour calculer le RSI, l&rsquo;\u00e9quation a remplac\u00e9 le temps de contact au sol par le temps de d\u00e9collage dans le. Ainsi, la hauteur de saut a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e par le temps de d\u00e9collage, qui a inclus les phases excentrique et concentrique du SSC et peut \u00eatre calcul\u00e9e pour tous les sauts verticaux <sup>2<\/sup>.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure9.png\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"333\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 7. Enregistrement de force en fonction du temps avec les variables utilis\u00e9es pour calculer l&rsquo;indice de r\u00e9activit\u00e9 modifi\u00e9, y compris TTT = temps au d\u00e9collage et FT = temps de vol <sup>2<\/sup><\/p>\n<p>De plus, Harper &amp; Hobbs, <sup>33<\/sup> sur la base du travail de Lloyd et al., 2009 <sup>34<\/sup> ont propos\u00e9 une autre fa\u00e7on de tester RSI qui consistait en 10 sauts cons\u00e9cutifs, \u00e9galement de hauteur maximale et de temps de contact au sol minimal, o\u00f9 le RSI final est soit la moyenne des 5 meilleurs sauts, soit la moyenne des 5 derniers sauts (test 10\/5) <sup>33<\/sup>.<br \/>\nBien que tout type de test puisse \u00eatre valide et fiable pour \u00e9valuer RSI et, par cons\u00e9quent, la vitesse de SSC, une meilleure compr\u00e9hension des proc\u00e9dures de test pourrait \u00eatre un avantage pour en tirer le meilleur parti.<br \/>\nEn raison des caract\u00e9ristiques du test 10\/5, un manque de contr\u00f4le postural et d&rsquo;adaptation aux corrections rapides pendant le mouvement par le SNC pourrait entra\u00eener des discrepancies entre les temps de contact au sol et les hauteurs de saut, qui sont tous deux des composantes integrales de l&rsquo;indice de r\u00e9activit\u00e9 de la force. Par cons\u00e9quent, l&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 coordonner de mani\u00e8re coh\u00e9rente le mouvement pendant la phase de contact au sol pourrait entra\u00eener une plus grande variation de la d\u00e9formation du \u00abressort\u00bb, et donc une plus grande variation de la rigidit\u00e9 de la jambe. Le protocole de test 10-5 pourrait \u00eatre plus adapt\u00e9 pour \u00e9valuer la rigidit\u00e9 car la hauteur de la chute est contrainte par la hauteur du saut de la r\u00e9p\u00e9tition pr\u00e9c\u00e9dente, ce qui donne des informations suppl\u00e9mentaires qu&rsquo;un seul effort sur le test DJ ne pourrait pas.<br \/>\nLes athl\u00e8tes de la plupart des sports d&rsquo;\u00e9quipe d\u00e9pendent fortement de leur capacit\u00e9 \u00e0 produire de mani\u00e8re efficace et rapide des actions SSC r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. Consid\u00e9rant cela, tester la r\u00e9sistance r\u00e9active dans une t\u00e2che d&rsquo;effort r\u00e9p\u00e9t\u00e9 semble \u00eatre une approche logique.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Indice_de_force_reactive\"><\/span><strong>Indice de force r\u00e9active.<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Leandro4.-Figure10.png\" alt=\"\" width=\"723\" height=\"447\" \/><\/p>\n<p>Figure 8. Exemple de donn\u00e9es du test 10\/5 RSI d&rsquo;un joueur de rugby.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Application_pratique\"><\/span><strong>Application pratique.<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Il y a 2 raisons principales de s\u00e9lectionner et de mettre en \u0153uvre toute proc\u00e9dure de test RSI:<\/p>\n<ol>\n<li>Elle fournit des informations directement ou indirectement li\u00e9es \u00e0 un indicateur cl\u00e9 de performance (KPI).<\/li>\n<li>Il aide \u00e0 individualiser les programmes de formation et les param\u00e8tres de chargement.<\/li>\n<\/ol>\n<p>L&rsquo;indice de force r\u00e9active a \u00e9t\u00e9 li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;action SSC rapide, qui est impliqu\u00e9e dans tous les mouvements pertinents dans la plupart des sports. De plus, l&rsquo;IFR a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 pour avoir une relation forte avec les deux vitesses de changement de direction et d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration <sup>35<\/sup> agilit\u00e9 <sup>36<\/sup> et aussi la force maximale <sup>37,38.<\/sup><br \/>\nEn outre, l&rsquo;IFR peut \u00eatre utilis\u00e9 pour optimiser la hauteur pour sauts en profondeur plyom\u00e9triques \u00e0 la fois d&rsquo;un point de vue de la performance et de la gestion des risques de blessure. Fondamentalement, pendant un test DJ incr\u00e9mental, si l&rsquo;IFR est maintenu ou am\u00e9lior\u00e9 \u00e0 mesure que la hauteur augmente, et le temps de contact est maintenu en dessous de 250 ms, on peut supposer que la capacit\u00e9 de force r\u00e9active des athl\u00e8tes est suffisante pour cette profondeur. En revanche, une diminution de l&rsquo;IFR et \/ ou un d\u00e9passement du seuil de 250 ms de temps de contact peut \u00eatre indicative d&rsquo;un stimulus d&rsquo;entra\u00eenement sous-optimal ou d&rsquo;une surcharge excessive sur le syst\u00e8me muscle-tendon.<\/p>\n<blockquote><p>L&rsquo;indice de force r\u00e9active peut \u00eatre utilis\u00e9 pour optimiser la hauteur des sauts en profondeur plyom\u00e9triques, tant du point de vue de la performance que de la gestion des risques de blessure.<\/p><\/blockquote>\n<p>De plus, le temps de contact peut \u00eatre un outil puissant pour surveiller la performance plyom\u00e9trique et \u00e9valuer en temps r\u00e9el la SSC rapide lors des s\u00e9ances. Il peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 comme outil de motivation pour encourager les athl\u00e8tes \u00e0 donner leur meilleur \u00e0 chaque r\u00e9p\u00e9tition.<br \/>\nEnfin, l&rsquo;indice de force r\u00e9active peut \u00eatre utilis\u00e9 comme <a href=\"https:\/\/vitruve.atomic4dev.net\/blog\/vbt-devices\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">outil de suivi<\/a> des athl\u00e8tes pour \u00e9valuer la fatigue et la disponibilit\u00e9 neuromusculaires tout au long d&rsquo;une p\u00e9riode d&rsquo;entra\u00eenement.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"References\"><\/span>R\u00e9f\u00e9rences<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<ol>\n<li>Young, W. Laboratory strength assessment of athletes. <em>New Stud Athl<\/em> <strong>10,<\/strong> 89\u201396 (1995).<\/li>\n<li>Ebben, W. P. &amp; Petushek, E. 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